
modifié le dimanche 6 février 2011 à 15:15
Faites chauffer les balais Gisèle kérosène est dans la place mouhahahahaha!!
Solutions locales pour un désordre global
La majorité des reportages parlant des problèmes écologiques, de la main mise des grandes industries sur les ressources de notre planète, des dangers de l’utilisation de produits chimiques dans l’agriculture ou le conditionnement de la nourriture s’accordent sur un point : c’est que notre avenir et (surtout) celui de notre planète est catastrophique.
Pour que l’ensemble de la population mondiale jouisse du même niveau de vie que nous Européens il faudrait trois planètes ; si nous vivions tous comme les américains c’est six planètes qu’il faudrait !
Les ressources naturelles s’épuisent à vitesse grand V, les sols de nos pays sont complètement mort et stériles, ils ne permettent aux plantes de pousser que « grâce » à l’utilisation d’engrais chimiques de pesticides et autres produits que l’on retrouve ensuite dans les cours d’eau, les nappes phréatiques ou nos assiettes.
De plus les grandes compagnies qui vendent ces potions miracles contrôlent aussi le marché des semences ne vendant que des variétés de plantes qui ont besoins de leurs produits pour pousser. Les OGM ont d’ailleurs été créés pour tolérer les herbicides et permettre leur emploi massif avec tous les problèmes écologiques et sanitaires que cela comporte.
Partant de ce constat ne servant que les intérêts des grandes multinationales de l’agroalimentaire et de la pétrochimie Coline Sérreau nous livre un reportage fabuleux sur tous ces gents qui un peut partout sur Terre agissent pour une agriculture biologique respectant la nature, permettant aux petit producteur de vivre de leur travail, et qui accessoirement donne une nourriture saine et variée.
On découvre ainsi qu’en Inde une l’association Navdanya à créée une « banque de semences bio » pour permettre aux agriculteurs d’avoir accès à des graines saines et adaptées à leurs régions. Evitant en même temps la disparition d’un bon nombre de variétés de plantes locales.
Pierre Rabhi, lui forme les agriculteurs pauvres à des techniques leur permettant d’une part d’avoir un haut rendement (sans utiliser le moindre produit chimique cela vas de soit) et donc de s’alimenter et de faire vivre les populations de leurs régions ; et d’autre part de sauvegarder la qualité de leurs sols. Il dirige aussi l’association Colibris recherche et met en place des solutions de développement alternatif.
Kokopeli est quand à elle une association vendant des semences biologiques et surtout permettant de préserver et de transmettre des variétés ancestrales qui sinon auraient complètement disparus remplacées par des variétés hybrides ne se reproduisant pas ou donnant une descendance improductive (ce qui oblige les agriculteurs à racheter chaque année leurs semences aux grandes compagnies…).
Bref, au travers d’un grand nombre d’initiatives locales (dont je ne donne que quelques exemples) ce film montre que partout sur notre planète des gents s’associent, militent et agissent pour trouver des moyens rationnels de vivre et de cultiver la terre.
Bande annonce:
Entretien avec la réalisatrice:
Et avec Claude Bourguignon l'un des intervenant du film:
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